La cicatrice
Bruce Lowery

Jeff, à 13 ans, portait sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nommait la « cicatrice ». Une infirmité provoquant moqueries de toutes sortes. Parce qu’il ne savait s’en défendre, il intériorisait cette douleur, ces blessures morales répétées. Aujourd’hui, il nous confie ses souvenirs.

La Cicatrice est le premier livre qui m’a fait couler des larmes. Quelle étrange sensation. J’avais 13 ans comme Jeff, le narrateur de La Cicatrice, et je retrouvais en lui toutes mes interrogations de cette époque. Celle de la préadolescence où la cruauté et le mal-être des enfants sont à leur paroxysme. Tous souffrent en silence et sont dominés par des pulsions qu’ils ne contrôlent pas. Cette période du passage à l’âge adulte est souvent refoulée au plus profond de nous- même car elle rappelle nombre de souvenirs désagréables. Mais derrière ces épreuves endurées se dessinait celui que nous serons demain.

Vincent Menjou-Cortès, Mai 2018.

Production Salut Martine

Avec l’aide à la résidence des Tréteaux de France – Centre Dramatique National

Avec le soutien de la Scène Nationale du Sud-Aquitain, du Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, du Conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine et de la ville de Bayonne

Le texte est édité aux éditions Libella