Bérénice, suite et fin
Racine – Corneille

Corneille propose son sujet, fruit d’un travail de 3 ans, à deux troupes rivales : Le Palais Royal et l’Hôtel de Bourgogne. Il la cède finalement au plus offrant : Molière et la troupe du Palais Royal. Le sachant, Racine se lance aussitôt dans l’écriture d’une pièce traitant du même sujet dont il confie la création à l’Hôtel de Bourgogne. Les deux pièces sont créées à huit jours d’intervalle, respectivement les 21 et 28 novembre 1670 par les deux troupes concurrentes. Suite à son succès, c’est la Bérénice de Racine qui est restée dans l’Histoire. Tite et Bérénice est dramaturgiquement une des grandes œuvres de Corneille. Elle est pourtant tombée dans l’oubli.

Nous avons réuni ces deux pièces dans un seul spectacle. En effet, où finit Bérénice commence Tite et Bérénice qui est la suite historique, politique et sentimentale de la pièce de Racine.

Corneille a placé le début de son action six mois après la séparation des deux amants qui clôture la pièce de Racine. Quel que soit le plan sur lequel on se place – dramaturgique, politique, ou psychologique – cette première séparation est le traumatisme initial, le point de départ de la reconquête menée par Bérénice et du dilemme dans lequel est placé celui qui en est l’objet, Titus.

Production Salut Martine

Coproduction Scène Nationale du Sud-Aquitain, Théâtre de Villeneuve-sur-Lot, OARA.  Avec l’aide à la résidence du Théâtre de Lorient – Centre Dramatique National et de la Cité de La Villette, le soutien de la DRAC ALPC, du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, de la Spedidam, du CENTQUATRE-PARIS des villes de Bayonne et Boucau. Avec la participation artistique de l’ENSATT